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Pourquoi les étudiant·e·s ont raison de s’opposer à un confinement intenable et injuste

Depuis le début de la crise, les actes et les choix du gouvernement révèlent plus que jamais leur vision de la société et de l'enseignement. Les lobbys économiques mènent la danse et notre vie sociale continue d’en faire les frais. La précarité et le mal-être des étudiant·e·s sont constamment sous-estimés, voire normalisés. Et la seule réponse au décrochage scolaire est de nous dire de “garder le rythme”. Depuis des semaines les étudiant·e·s se mobilisent et rejettent un confinement intenable et injuste. A Mons, Louvain-la-Neuve, Bruxelles, Namur, les cris de révolte sont les mêmes : “On n’en peut plus et on continuera à se faire entendre”.

Les sans-papiers en résistance contre l'arbitraire politique

Gil Puystiens et Felix Kumps

À Bruxelles, depuis le 30 janvier, plus d'une centaine de sans-papiers dorment dans des conditions misérables dans l'église du Béguinage. De nombreuses personnes sans-papiers ont aussi trouvé refuge dans le restaurant de l'ULB et, depuis le 19 février, à la cafétéria de la VUB. La plupart d'entre elles ne sont toutefois pas sans logement ; leur but, ici, est avant tout de faire entendre leur voix sur le plan politique. Après tout, ce sont des personnes qui vivent et travaillent en Belgique depuis des années et y ont fait leur vie. Et pourtant, elles n'ont toujours pas de permis de séjour légal, ce qui fait qu'elles sont exploitées sur le marché du logement et du travail. C'est la raison pour laquelle ils et elles sont entrés en résistance. Une résistance que personne n'entend, mais qui sert pourtant à l'ensemble des travailleurs. Les étudiants de Comac se rendent chaque semaine dans les lieux occupés, non seulement par solidarité, mais aussi pour donner aux personnes sans-papiers un canal pour faire entendre leur voix.

Deux ans après les grèves pour le climat : quel futur pour le mouvement climatique ?

Pour le climat, il est moins une. Si nous voulons le sauver, il nous faut des mesures. Pas demain, mais maintenant. C'est, en substance, le message qui a fait descendre des millions de personnes dans les rues du monde entier en 2018 et 2019, jeunesse en tête. Cependant, si le mouvement pour le climat ne parvient pas à s'unir dans une vision sociale en rupture avec le capitalisme, ce message risque bien de s'évaporer.

Veux-tu changer le monde ?