Free Ahed Tamimi!

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Un juge militaire vient de prolonger la détention préventive de la jeune Ahed Tamimi, une jeune palestinienne de 16 ans, pour avoir giflé un soldat d’occupation israélien. Elle restera donc détenue jusqu’à son procès qui se déroulera en cour martiale, où elle risque jusqu’à 10 ans d’emprisonnement. Comac, le mouvement étudiant du PTB, demande aux universités de réagir et de rejoindre l’appel pour sa libération.

Cette jeune palestinienne avait été arrêtée le 19 décembre pour avoir giflé un soldat israélien quelques jours plus tôt. Ce jour là, à l'occasion d'une manifestation contre la décision du président des Etats-Unis Donald Trump de reconnaitre Jérusalem comme capitale d'Israël, les soldats israéliens avaient pris position le long du mur de sa maison et étaient armés de fusils d'assaults lorsque Ahed est venu pour les chasser. Le même jour, le cousin d'Ahed, Mohammd Tamimi, 15 ans, avait été touché d'une balle en caoutchouc tirée par un soldat israélien. La scène d'Ahed giflant le soldat israélien a été filmée et la vidéo a déjà fait le tour du monde. 

Il y a actuellement 300 enfants palestiniens détenus dans une cellule israélienne1. Les circonstances dans lesquelles ces prisonniers politiques sont incarcérés et les interrogatoires utilisés par l'armée israélienne et la police sont, selon Amnesty International, des techniques de torture psychologique et physique.

Le droit de résister à l’occupation

Cependant, la jeune Ahed « ne souhaite pas être perçue comme étant une victime, et je ne donnerai pas à leurs actes la force de définir qui je suis, ni qui je vais devenir. J’ai choisi de façonner moi-même ma représentation. […] Il est vrai que nous sommes des victimes du pouvoir israélien, mais nous ne sommes pas moins fiers de notre choix de lutter, malgré le prix à payer, que nous connaissons à l’avance. Nous savions où ce chemin allait nous mener, mais notre identité, en tant que peuple tout comme en tant qu’individus, trouve racine dans la lutte, et c’est aussi de la lutte qu’elle puise [sa substance]. Par-delà la souffrance et la répression quotidienne des détenus, les blessés, les tués, nous connaissons l’immense force de l’appartenance à un mouvement de résistance; le dévouement, l’amour, et les courts instants d’élévation, qui résultent de la décision de briser les murs invisibles de la passivité. »2 Le village où vit Ahed Tamimi est en effet occupé par l’armée israélienne depuis plus de 50 ans. Une occupation par ailleurs jugée illégale au regard du droit international que l’État d’Israël viole impunément. Aujourd’hui, la jeune palestinienne est devenu un symbole au niveau mondiale de la résistance à l’occupation.

Comac appelle à la solidarité internationale sur les campus étudiants

« Nous ne souhaitons pas bénéficier de votre soutien grâce à quelques larmes photogéniques, mais plutôt pour avoir choisi la lutte, et parce que cette lutte est juste. C’est seulement ainsi que nous pourrons un jour cesser de pleurer »3 explique encore Ahed.

Comac appelle les universités à rejoindre l’appel pour la libération d’Ahed Tamimi, également soutenu par Amnesty International4. Comac soutient la lutte pour la libération de la Palestine depuis des années sur les campus étudiants, notamment en appelant au boycott académique d’Israël. Les institutions académiques israéliennes collaborent en effet de près avec l’armée d’occupation israélienne. Nous demandons que nos universités mettent fin à tout partenariat tant que durera la politique d’occupation israélienne.

1Chiffres de l’ONG Addameer.

2http://www.huffpostmaghreb.com/2017/12/29/la-lettre-poignante-du-pere-de...

3http://www.huffpostmaghreb.com/2017/12/29/la-lettre-poignante-du-pere-de...

4https://www.amnesty.be/infos/actualites/article/israel-il-faut-liberer-l...

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