300 étudiant.e.s inscrit.e.s à la bloque collective!

Du 26 au 31 décembre aura une nouvelle fois lieu la bloque collective, afin d’offrir un cadre d’étude agréable aux étudiant.e.s. Ce sont 300 étudiant.e.s qui particperont cette année. Une initiative de Comac, le mouvement étudiant du PTB, afin “d’apporter une aide concrète aux étudiant.e.s mais aussi pour nous opposer à la vision du “chacun pour soi et chacun ses problèmes”, dixit Naomi Stocker, la responsable de la bloque collective. A travers cette initiative, sous le slogan “Etudier ensemble pour réussir ensemble”, Comac veut mettre la solidarité et le collectif en avant. Courte interview avec cette étudiante qui a réussi avec son équipe le pari d’amener 300 étudiant.e.s à travers tout le pays!

Qu’est-ce que la bloque collective?

Nous allons étudier pendant une semaine dans un endroit reculé afin de ne penser qu’à nos examens. La bloque collective permet d’instaurer une discipline collective et de s’encourager mutuellement afin que tout le monde étudie au moins 8 heures par jour. Les étudiant.e.s ne doivent pas non plus s’inquiéter de la nourriture: une équipe cuisine bénévole prépare à manger pendant qu’ils étudient.

Notre vision est “Etudier ensemble pour réussir ensemble”. Etudier ensemble est plus motivant pour être efficace pendant 8 heures. Lorsque quelqu’un rencontre un problème, il peut facilement demander de l’aide à un.e autre étudiant.e. Nous prenons également les pauses de manière collective afin de pouvoir évacuer le stress. Nous voulons de cette manière nous opposer à la vision du “chacun pour soi et chacun ses problèmes”. Nous nous opposons de cette manière à l’individualisme et mettons au contraire le collectif et la solidarité en avant.

“Etudier ensemble pour réussir ensemble” est le leitmotiv de la bloque collective. Contre la vision du 'chacun pour soi et chacun ses problèmes'.

Pourquoi Comac a-t-il lancé cette initiative?

Il y a trop peu d’encadrement et de soutien à l’université. Les étudiant.e.s sont laissé.e.s à eux/elles mêmes et en cas d’échec, ils sont considérés comme les seuls responsables. 60% des étudiant.e.s en première année échouent. C’est très problématique et en réalité souvent lié au milieu socio-économique de l’étudiant.e. Mais au lieu de plus et mieux encadrer les étudiant.e.s, c’est vers plus de sélection qu’on se dirige.

Nous voulons proposer une vision alternative qui met l’accent sur le collectif et l’entraide. Beaucoup étudient mieux ensemble que seul.e.s. De cette manière, nous pouvons nous entraider, nous encourager mutuellement pour étudier au lieu de se retrouver seul.e et dépressif ou stressé.e, enfermé.e dans sa chambre. Beaucoup d’étudiant.e.s ont besoin de discipline pour étudier et la bloque y apporte une réponse.

Il y a trop peu d’encadrement et de soutien à l’université. 60% des étudiant.e.s en première année échouent.

Est-ce uniquement pour les membres de Comac?

Non, c’est ouvert à tou.te.s les étudiant.e.s. Nous voulons offrir une place où tout le monde se sent bien.

Des entreprises privées organisent des bloques à 900 euros, Comac à 75 euros. Comment est-ce possible?

L’année passée, un journaliste de Het Laatste Nieuws est venu pour faire un reportage et n’arrivait pas à croire que cela ne coutait que 75 euros. Il est allé regarder dans la cuisine et a demandé aux participant.e.s ce que nous donnions à manger (rire)! C’est grâce aux bénévoles qui organisent la bloque et qui cuisinent que cela fonctionne. Ce sont des gens du PTB, des parents, des amis, etc. Les entreprises privées profitent du trop peu de soutien offert par les universités pour en faire un business lucratif. Nous nous opposons à cela et c’est également une raison pour laquelle nous organisons la bloque collective.

Des entreprises privées profitent du trop peu de soutien offert par les universités pour en faire un business lucratif avec des bloques à 900 euros.

Qu’organisez-vous comme activité le soir?

Des jeux sont organisés pour que chacun.e apprenne à se connaitre mais des discussions sur l’actualité sont également prévues. Par exemple à propos des réformes à venir dans l’enseignement supérieur ou une discussion avec un syndicaliste sur la réalité et les luttes dans le monde du travail. Ces activités ne sont pas obligatoires, mais la plupart des étudiant.e.s y participent avec plaisir. Ceux et celles qui veulent continuer à étudier peuvent aussi le faire.

APPORTES TON AIDE!

Nous sommes toujours en recherche de bénévoles pour les équipes cuisine. Si tu es intéressé.e, n’hésite pas à me contacter!

Naomi Stocker: naomi.stocker97@gmail.com 

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