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La semaine passée, ce sont deux mondes qui se sont croisés à Bruxelles. L’un de ces mondes était plein d’espoir, plein de vie, et cherchait des alternatives au statu quo. L’autre monde était figé, dépassé, et se cramponnait à des recettes avortées du siècle passé. Dans le premier de ces mondes se mouvaient des milliers de citoyens issus d’horizons divers, en majorité des jeunes, souriants et arborant sur des banderoles fabriquées par eux-mêmes des slogans dans toutes les langues, sur tous les tons et dans toutes les couleurs. Dans le deuxième monde, les seigneurs, principalement des vieux grisonnants en costume-cravate, s’en tenaient scrupuleusement au protocole. Alors qu’un de ces mondes était ouvert, pluriculturel, et se composait de gens normaux, l’autre était une bulle élitiste hermétiquement isolée du monde réel. Le premier monde était la marche de protestation contre Donald Trump, où les porte-paroles d’une jeune génération tournée vers l’avenir s’élevaient contre la haine et pour la paix. Le deuxième monde était le sommet de l’Otan, où les chefs d’État de 28 membres de l’Otan se rangeaient au sens propre et au sens figuré derrière Trump et ses projets de guerre destructifs.

Les charges de Donald Trump contre les accords de libre-échange, ainsi que ses promesses d’instaurer des droits de douane de 45 % sur les produits chinois, ont fait le tour du monde et ont été déterminantes pour son élection. Cela veut-il dire que sa politique ira dans l’intérêt des travailleurs américains ?

Le 17 avril 2017, plus de 1500 prisonniers palestiniens entraient en grève de la faim sous le slogan « Liberté et Dignité ». Celle-ci, dernier moyen de protestation laissé aux prisonnier·e·s, vient alors que leurs droits les plus fondamentaux sont bafoués, comme en témoigne par ailleurs leurs revendications : des visites de membres de la famille, des soins médicaux appropriés et l’arrêt de conditions de détentions abusives telles que l’utilisation de cellules d’isolement et de détentions administratives. Ils font appel à la communauté internationale pour que soient menées des actions de solidarité avec eux et nombreux·ses sont celles et ceux qui ont répondu à leur appel.

Dès la confirmation de la venue du président américain Donald Trump en Belgique, à l’occasion du sommet de l’OTAN le 24 mai, quatre jeunes Gantois ont lancé un événement Facebook « Protest March – Trump Not Welcome ». Il compte déjà près de 8 000 participants et 20 000 intéressés. Rencontre avec deux des organisateurs, Natalie Eggermont et Bakou Mertens.

Le 25 mai, le président Trump participera en Belgique à un sommet de l’Otan. Le Premier ministre Charles Michel a réagi avec enthousiasme, mais plusieurs milliers de personnes ont déjà exprimé leur intérêt pour une grande marche de protestation lancée sur Facebook.

Il est encore difficile de prédire quelle politique mènera Donald Trump à partir de janvier. Mais, au vu des personnalités qu’il choisit pour composer son gouvernement, les grandes lignes se dessinent. Trump ne tiendra visiblement pas certaines de ses promesses électorales. D’autres, malheureusement...

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