Enseignement

“Bespaar niet op onze toekomst”, “étudier est un droit, on ne négociera pas” voilà les slogans qu'on a le plus entendu aujourd'hui d'Hasselt à Liège en passant par Louvain-La-Neuve ou Bruxelles. Au total c'est plus de 1.000 étudiants qui se sont mobilisés un peu partout dans le pays pour la journée internationale des étudiants. Avec souvent pas mal de créativité et une bonne dose de détermination. Pas étonnant quand on sait les lourdes attaques auxquelles doivent faire face le mouvement étudiant, du côté néerlandophone mais aussi francophone. La mobilisation aujourd'hui était donc “une première réponse aux ministres”. “Ensemble, francophones et néerlandophones, nous nous battrons pour un enseignement de qualité et accessible à tous” ont notamment déclaré les représentants étudiants à la fin de la manifestation à Bruxelles.

Le 17 novembre, c’est la journée internationale des étudiants. Dans le monde entier, les étudiants se mobilisent pour réclamer notamment un système d'éducation public, de qualité et accessible à tous. Mais aussi le droit à un avenir décent dans une société solidaire tout simplement. Vu la situation actuelle, ce sera une journée de mobilisation aussi en Belgique. Une mobilisation que nous soutenons avec Comac, le mouvement de jeunes du PTB, car l’avenir de la grande majorité des jeunes est effectivement lourdement menacé.

Sujet brûlant de ces derniers jours : les étudiants en médecine qui se battent pour avoir un numéro Inami. C'est-à-dire le droit d'exercer la profession pour laquelle ils viennent d'étudier durant sept longues années. Face à la détermination étudiante, il semblerait bien que le gouvernement va lâcher et accorder le précieux sésame. En fait la moindre des choses quand on connait la pénurie de médecins qui existe actuellement en Belgique. Mais au-delà de l'enjeu immédiat, il y a celui plus profond du modèle de soins de santé que l'on veut développer. Or, les plaidoyers actuels de la part de nombreux acteurs pour un examen d'entrée sont une tentative de (re)fermer ce débat de fond. Nous proposons au contraire de l'ouvrir.
« Inacceptable », pour le PTB et Comac, son mouvement de jeunes. « C’est tout simplement une politique d’austérité qui ne dit pas son nom au niveau francophone et qui touchera doublement les jeunes issus de milieux défavorisés », dénonce Michael Verbauwhede, député et spécialiste enseignement au PTB. Pour rappel, ce sont les budgets sociaux, d’aide à la réussite et de démocratisation qui seraient dans le viseur du ministre socialiste Marcourt. La FEF estime une coupe de 1,7 million pour l'ensemble des établissements.
Journée d'action étudiante aujourd'hui en Flandre. Alors que le gouvernement flamand Bourgeois Ier maintient son intention d’augmenter le minerval à 890 euros et couper plus de 400 millions dans le budget de l’enseignement, la résistance grandit et s’organise du côté des étudiants , des syndicats et de l’associatif. « On sent que quelque chose est en train de bouger » explique Line De Witte, responsable nationale de Comac, le mouvement de jeunes du PTB.
Le Centre d’Études et de documentation Guerres et Société contemporaine (CEGESOMA) est menacé dans son existence même. Cet institut de recherche historique est directement visé par l’austérité du gouvernement Michel-De Wever. La recherche critique sur notre histoire, et notamment sur les dossiers liés à la collaboration et l’occupation, est gravement compromise.

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