Enseignement

McKinsey, multinationale de la consultance, a décidé d’entreprendre un partenariat avec l’ULB. Le deal serait de financer une partie des nouveaux bâtiments sur le campus de la Plaine, destinés à mettre en place un pôle des Sciences. En échange, l’entreprise pourrait y installer tous ses bureaux belges durant vingt ans avec un surloyer.

Lundi 10 octobre, le Bureau des Etudiant.e.s Administrateur.trice.s, conseil étudiant de l’ULB, a révélé que les autorités de l’ULB projetaient l’installation de McKinsey, multinationale de la consultance sur le campus de la Plaine. Les autorités de l’université ont affirmé leur volonté de développer les partenariats avec ladite entreprise. Nous refusons ce processus de privatisation de l'enseignement. Comac sera donc ce lundi devant le Conseil d’Administration à l'appel des associations étudiantes pour protester contre le projet des autorités de l’ULB et pour revendiquer une enseignement public, gratuit, accessible à tous et émancipateur.

Le lundi 10 octobre, le Bureau des Etudiant.e.s Administrateur.trice.s, conseil étudiant de l’ULB, annonçait que les autorités de l’ULB projettent l’installation de McKinsey, multinationale de la consultance sur le campus de la Plaine. Cela cadre dans le processus global de marchandisation qui menace l'ensemble de notre système d'enseignement. Voici l'analyse de Comac

L'instauration d'une sélection à l'entrée des études de médecine en Fédération Wallonie-Bruxelles est imminente. La communautarisation du débat entre ministres fédéral et communautaire qui se renvoient la responsabilité du problème empêche de voir le débat de fond : les quotas de numéros INAMI distribués sont insuffisants pour répondre aux besoins de notre société.

La question des numéros Inami pour les étudiant·e·s en médecine défraie la chronique depuis des mois et ça ne semble pas prêt de s'arrêter. Voici un petit topo pour comprendre les enjeux de ce dossier important.

Les chiffres sont tombés hier, il y a 246 « reçus collés » au terme de la première année de médecine, c'est-à-dire 246 étudiants qui ont réussi leur année, mais ne pourront tout de même pas passer en deuxième. « Cette sélection qui limite le libre accès à l'enseignement est non seulement inacceptable, mais aussi totalement absurde explique Charlie Le Paige, président de Comac, le mouvement étudiant du PTB. On estime qu'il faut 1 généraliste pour 1 100 habitants, nous sommes aujourd'hui à 1 pour 1 300, selon les chiffres officiels. Nous sommes donc déjà en dessous du nombre nécessaire. Comment expliquer qu'on exclut alors ainsi des centaines d'étudiants qui réussissent ? C'est non seulement injuste pour ces étudiants, mais aussi dangereux pour l'avenir des soins de santé. Selon nous, il faut revoir de fond en comble cette politique de quotas et de sélection avec comme objectif de garantir un système de soins de santé accessible »

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