OTAN

La semaine passée, ce sont deux mondes qui se sont croisés à Bruxelles. L’un de ces mondes était plein d’espoir, plein de vie, et cherchait des alternatives au statu quo. L’autre monde était figé, dépassé, et se cramponnait à des recettes avortées du siècle passé. Dans le premier de ces mondes se mouvaient des milliers de citoyens issus d’horizons divers, en majorité des jeunes, souriants et arborant sur des banderoles fabriquées par eux-mêmes des slogans dans toutes les langues, sur tous les tons et dans toutes les couleurs. Dans le deuxième monde, les seigneurs, principalement des vieux grisonnants en costume-cravate, s’en tenaient scrupuleusement au protocole. Alors qu’un de ces mondes était ouvert, pluriculturel, et se composait de gens normaux, l’autre était une bulle élitiste hermétiquement isolée du monde réel. Le premier monde était la marche de protestation contre Donald Trump, où les porte-paroles d’une jeune génération tournée vers l’avenir s’élevaient contre la haine et pour la paix. Le deuxième monde était le sommet de l’Otan, où les chefs d’État de 28 membres de l’Otan se rangeaient au sens propre et au sens figuré derrière Trump et ses projets de guerre destructifs.

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