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« Theo Francken (N-VA) et son discours raciste ne sont pas les bienvenus sur nos campus », déclare Seppe De Meulder, de Comac, le mouvement étudiant du PTB. « Sa politique est antidémocratique et va à l’encontre des droits de l’homme. Nous ne voulons pas que nos universités accordent une tribune à quelqu’un qui permet qu’on « nettoie » le pays de bon nombre d’enfants et de femmes enceintes.

La situation des migrants au Parc Maximilien continue à se dégrader, y compris pour les nombreux mineurs présents. Comac, le mouvement de jeunes du PTB, appelle à la solidarité et propose aux jeunes de s'engager. « La solidarité et la mobilisation sont les meilleures réponses à la politique inhumaine et injuste du gouvernement » explique Charlie Le Paige, président de Comac. « Beaucoup de jeunes sont opposés à cette politique, et beaucoup sont actuellement en vacances et ont du temps. C'est l'occasion de mettre ce temps à profit ».

Le succès de la marche pour la solidarité et les droits humains le 23 mars à Gand fut inacceptable aux yeux des membres des organisations étudiantes NSV (nationalistes flamands) et KVHV (syndicat catholique) mais aussi pour les Jeunes N-VA et les jeunes du Vlaams Belang qui ont pris Comac pour cible. La N-VA veut museler Comac et quiconque critique la société.

Près de 400 personnes, en majorité des étudiants, se sont mobilisées le jeudi 23 mars dernier, à l'occasion de la venue du secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration Theo Francken à l'université de Gand, où il était invité pour donner une conférence. Marta Maes et Onno Vandewalle, organisateurs de la marche pour la solidarité et les droits humains, souhaitaient de cette manière faire entendre « la voix du #9000solidair », faisant ainsi référence au caractère progressiste et rebelle de la ville de Gand.

Le 18 mars dernier, l’Union Européenne concluait un accord avec la Turquie pour empêcher les réfugiés de venir en Europe. Un accord immédiatement dénoncé par Amnesty International qui a publié des preuves de l’illégalité de l’accord et du non-respect des droits des réfugiés en Turquie. Mais pour Théo Francken, « il [n’est] pas question de nous opposer à la conclusion d’un accord avec la Turquie » tant qu’il permet d’empêcher les réfugiés d’arriver en Europe.

Les scènes vécues cet après-midi lors de la manifestation des afghans contre leur expulsion sont tout simplement inouïes pour tous ceux qui les ont vécues ! Les témoins ont pu assister à la toute la violence aveugle d’un Etat. Un Etat qui est par ailleurs pourtant lui-même en tort en laissant des dizaines de familles dans une situation de non-droit et d’exclusion…

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