My Body, My Choice

Les droits des femmes sont attaqués de plein fouet en ce moment. Et le droit à l'avortement en fait partie. Comac se positionne et participe à la manifestation du 28 septembre pour le droit à l’avortement. Il y a urgence de défendre les droits des femmes à disposer de leur corps.

L'IVG : un droit menacé dans le monde entier

Espagne, 2014. Le gouvernement a proposé une loi qui n'autorisait l'IVG qu'en cas de viol ou de grave danger pour la vie de la femme enceinte. Après de vives contestations, ce projet de loi a été retiré. Mais le droit à l'avortement a de nouveau été remis en cause en 2015 par une loi qui exige désormais que les mineures aient l'autorisation de leurs parents pour pratiquer une IVG.

Pologne, 2016. Le gouvernement de droite a proposé une repénalisation de l'avortement qui a été retirée grâce aux mouvements féministes et sociaux qui ont réuni des milliers de manifestant.e.s pour s'y opposer. Mais les attaques ne se sont pas arrêtées là et, depuis 2017, une loi limite l'accès à la pilule du lendemain uniquement sur prescription médicale.

États-Unis, 2017. Donald Trump a interdit le financement d'ONG qui sensibilisent et pratiquent l'avortement dans le monde. L'organisation Marie Stopes International estime que, rien qu'à son niveau, les pertes financières entrainées par cette mesure devraient engendrer, durant le mandat de Trump, 6,5 millions de grossesses non désirées, 2,1 millions d’avortements à risque et la mort de 21 700 femmes !

La Belgique n'est pas épargnée

En Belgique également, plusieurs mesures limitent l'accès à la contraception et à l'IVG.

D'une part, depuis 2014, les plannings familiaux n'ont plus le droit de distribuer la pilule contraceptive ou la pilule du lendemain.

Ensuite, en 2016 la NVA et le CD&V ont déposé un amendement visant à réduire la durée après laquelle on délivre automatiquement un acte de naissance aux enfants mort-nés (de 180 jours actuellement à 140 jours). Koen Geens, ministre de la Justice, a quant à lui demandé une nouvelle législation sur la question du nom et de l'enregistrement des enfants mort-nés. Si ces projets de loi ne sont pas passés, ils constituent cependant des attaques réelles au droit fondamental des femmes de disposer de leur corps.

En outre, plus de 80% des IVG se font dans des centres extra-hospitaliers. Mais ceux-ci sont vivement touchés par les mesures d'austérité et cela met en péril leur capacité d'offrir les meilleures conditions médicales et sanitaires nécessaires à ce type d'intervention.

Enfin, l'avortement figure toujours, en Belgique, dans le code pénal, au même titre que le viol ! Si l'avortement est partiellement dépénalisé depuis 1990, il est toujours soumis à une série de conditions telles que l'état de détresse de la femme voulant recourir à l'IVG.

Participons ensemble à la manifestation pour le droit à l'avortement

Les femmes devraient être seules à disposer de leur corps comme elles le veulent. Il est temps d’arrêter la moralisation et la criminalisation de l’IVG. Qu’importe la raison, chaque femme doit avoir le droit d’avorter dans des conditions optimales. C’est une question de justice sociale et un moyen de lutter contre les violences faites aux femmes dans notre société.

C'est pourquoi Comac invite à la manifestation du 28 septembre et revendique :

  • La dépénalisation totale de l’avortement, les femmes qui recourent à l’IVG ne sont pas des criminelles ;

  • L’assouplissement ou le retrait d’une série de conditions quant à son recours telles que la diminution du délai de réflexion, l’allongement de la période du recours possible à l’IVG et la suppression du critère concernant l’état de détresse.

  • Un refinancement des services publics. Pour que le doit à l’IVG soit réellement effectif, il faut s’en donner les moyens. Pour les pratiquer dans les meilleures conditions possibles, médicales et sanitaires, il faut augmenter le financement des centres extra-hospitaliers, et non pas le diminuer. Il est donc nécessaire de sortir du dogme libéral de l’austérité imposé par les partis traditionnels. C’est pour cela que Comac soutient également le mouvement syndical du 10 octobre.

Rendez-vous le 28 septembre à 17h30 au cinquantenaire à Bruxelles.

Départ collectif de l'ULB (foyer culturel) à 16h00 et de la VUB (esplanade) à 16h30.

 

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