Comac, le mouvement étudiant du PTB, porte plainte contre le vice-président des jeunes N-VA

Naomi Stocker, étudiante à la VUB et responsable de Comac VUB, porte plainte à la police et auprès de l'agent de déradicalisation de Dendermonde contre un visuel dégoûtant du vice-président des jeunes N-VA. Le dessin en question représente le viol de Naomi et l'exécution d'un autre étudiant progressiste de la VUB.

Dylan Vandersnickt, vice-président des jeunes N-VA, a publié ce dessin le week-end passé sur le profil Facebook de Naomi. Dans le dessin, le visage de Naomi a été photoshopé, elle est violée et entourée de photos d'actions de solidarité avec les réfugiés.

« Quand j'ai vu ce dessin pour la première fois, j'étais morte de honte. Ne se rend-il pas compte à quel point c'est blessant et intimidant ? a réagi Naomi Stocker. D'autant qu'avec ce genre de dessins, Vandersnickt banalise la culture du viol et diffuse sa haine des étrangers. »

Le dessin n'est pas été un cas isolé et l'intimidation ne s'est pas limitée à internet. Des menaces de mort ont également été récemment placardées sur la porte des groupes d’étudiants de gauche. Comac, le mouvement étudiant du PTB, prend cette campagne d'intimidation très au sérieux. Naomi Stocker a introduit une plainte à la police, a interpellé la recteur de la VUB et a mis l'affaire dans les mains de l'agent chargé de la radicalisation à Dendermonde, la commune de résidence de Vandersnickt. « Car c'est bien de cela qu'il s'agit, explique Naomi Stocker. Le vice-président des jeunes N-VA se rend coupable d'intimidation sexuelle et banalise la violence politique contre des opposants politiques. Il y a manifestement radicalisation. »

Charlie Le Paige, président de Comac, trouve que les jeunes N-VA ont été trop légers avec ces faits : « Pour nous il n'est plus question d'humour depuis longtemps. Les faits sont inacceptables, tout comme la réaction de Vandersnickt et de la direction des jeunes N-VA. Ils parlent seulement d'une "erreur de jugement" (inschattingsfout). Le président des jeunes N-VA Thomas Roggeman voudrait "taper sur les doigts" de son vice-président. Vandersnickt même continue de trouver l'attaque "drôle" et appelle à "relativiser". Est-ce qu'ils se rendent compte de ce dont ils parlent ? Nous sommes résolument partisans du débat politique, mais ces faits inacceptables n'ont depuis longtemps plus rien à voir avec cela. »

À Gand aussi, un groupe d'étudiants, parmi lesquels des membres des jeunes N-VA et des mandataires de la N-VA, organise depuis des semaines une campagne de haine et d'intimidation contre des étudiants de gauche. « Les insultes et les menaces ont commencé après une marche des étudiants pour la solidarité et les Droits de l'homme le 23 mars dernier, qui était une réponse aux propos de Théo Francken contre Médecins Sans Frontières, explique Charlie Le Paige. Depuis, chaque critique à l'encontre de la politique du secrétaire d’État à l'Asile et la Migration a donné lieu à des menaces et intimidations, entre autres de la part de jeunes N-VA. Des appels sont lancés par ces étudiants pour troller les pages Facebook de Comac avec, entre autres, des références macabres aux vols d'hélicoptères sous les dictatures chilienne et argentine, où des opposants étaient jetés à l'océan. Se référant également au dictateur chilien Augusto Pinochet. Il y a également eu des publications de citations de Pinochet et Mussolini qui incitent à la haine contre lest militants de gauche. »

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